La Martinique, pays de la Caraïbe, île de l' archipel des Antilles, département français d' Amérique

Organisation Martiniquaise pour le Développement des Arts et de la Culture


 

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Notre évolution à travers les documents

   

En attendant les archives complètes avec fac similé de documents, photos et vidéos, quelques titres d?interventions réalisées depuis 1984

 

Exemples d?opérations artistiques, culturelles et éducatives réalisées à notre initiative
15zaine de la jeunesse
Festival des Vidés (en salle)
Fête du Carnaval (en salle)
Ouverture du Carnaval
Election de la Reine des Vidés
Trophées du Carnaval
Festival des claviers (spectacles et concours dédiés aux claviers électroniques)
Concours de Piano, prix Marius Cultier
Soirée Première Chance
Concours d?orchestres de la Martinique (27 participants la 1ère année)
Publication de la revue de poésie Balan
Expérience du journal Van Lévé
Campagne de supports artistiques pour l?information préventive
Publication de Ouvrons L'oeil, portfolio de dessins et BD sur le thème de la prévention
(jeux de société, albums de dessin)
Performance graffiti sur les murs de la Martinique
Films vidéo éducatifs et culturels
Expositions
Voir notre calendrier annuel

Participation à des actions collectives
Fête de la lecture
Fête de la Musique
Fête de l' Internet
La fête des Arts du Conseil général
Stands culturels, artistiques, éducatifs dans des expositions diverses
Journée créole
Animation des jours gras
Animatrion du bicentenaire de la révolution française
Commémoration du 150tenaire de l?abolition de l?esclavage
Centenaire Saint Pierre 2002
Commémoration de l'arrivée des travailleurs indiens 1853-2003)

Quelques stages de Formation professionnelle conventionnée:
1985 : Métiers de la scène et du spectacle
1987 : Création artisanale d?instruments de musique (lutherie)
1989 : Formation aux métiers de l?animation
1991 : Création artisanale, option carnaval
1992 : Opérateur multimédia
Réalisation de nombreux ateliers thématiques
Depuis 1993, chaque année::
Séances de découverte et d'initiation à l'audiovisuel et au multimédia
Ateliers "création carnaval".

Contenu final de la rubrique:
Archives des programmes d'activités
Analyse de nos relations avec l'environnement politique et les structures officielles
Textes pour la réflexion
Copie de nos propositions aux autorités (politique de développement de l'audiovisuel, du carnaval, etc...)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

   

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

ARCHIVES

   


BUTS de l ?association :

-La défense et la promotion des valeurs artistiques et culturelles de la Martinique, de la Caraïbe, et de la Culture populaire universelle.
-Contribuer à resserrer les liens entre les artistes martiniquais , de créer les conditions de développement de l?entraide sur le plan moral, technique et matériel, permettre l?affirmation de la conscience culturelle populaire.
-développer les contacts et la collaboration culturelle entre les artistes, les intellectuels et les masses populaires de la Martinique.
-favoriser l?expression collective, par l?information et l?action culturelle des groupes sociaux de Martinique : femmes, jeunesse, agriculteurs, artisans, etc?
-contribuer à réaliser le lien entre les traditions populaires et les technologies culturelles modernes
-manifester le soutien à l?élan culturel des peuples souverains de la caraïbe ou qui manifestent le désir d?accéder à cette souveraineté
-participer à la conscience culturelle des peuples de la terre
-permettre les regroupements de personnes, et les pratiques sportives

MOYENS :

L? OMDAC se propose d?utiliser tous les moyens possibles pour parvenir à ses buts, à l? épanouissement culturel et physique pour tous, à l?éducation populaire, aux actions de sensibilisation par l?utilisation de :
-moyens audiovisuels : vidéo, super 8, cinéma, diaprojection, télématique, etc?
-regroupements artistiques et culturels : conférences, colloques, séminaires, symposiums, action de formation, spectacles, concerts, expositions, festivals, etc?
-la production de matière artistique et culturelle : livres, journaux, revues, affiches, films de tous formats, programmes vidéo, télévisés ; radiodiffusés, disques, créations diverses pour la scène.
-la diffusion de tout produit culturel ou artistique non créé ou produit par l? OMDAC
-l?organisation de voyages spécialisés et d?échanges culturels
-l?organisation de tous genres d?expositions
-l? acquisition ou la location de tous lieux et biens permettant d?assumer les projets de l?association
-la formation de personnes, à diverses activités ou disciplines
-Intervention dans les lieux collectifs et lieux de travail, comme les usines, les plantations, comités d?entreprises, etc?

 
 2009
La mobilisation sociale de la Guyane puis de la Guadeloupe a touché aussi la Martinique: lutte contre la vie chère, revendications salariales, protestation contre le prix des produits de première nécessité et du carburant, figurent parmi les principales demandes des syndicats et autres groupes. La grève générale, massive et exceptionnelle, réussie dans les 3 DFA, ne permet pas toutefois de rendre visible tous les problèmes.
Chaque peuple, Guyanais, Guadeloupéen, Martiniquais (pour les Antilles-Guuyane, mais n'oublions pas la Réunion, par exemple) exprime certes des préoccupations spécifiques à sa nation, mais l'appartenance française lie toutes les populations au delà des spécificités et les réponses sont finalement celles du gouvernement français, bonnes ou mauvaises.
La grève générale a bien montré à ses débuts les préoccupations des salariés qui revendiquent auprès de leurs employeurs publics et du patronat  (sous-entendu logiquement les grosses boîtes) une amélioration indispensable de leur condition.
Mais il a fallu du temps pour qu'apparaisse comme aussi préoccupante la situation des 20.000  indépendants et TPE environ de chaque île, structures créées par des personnes ne pouvant se faire embaucher dans cette situation de chômage endémique, compétentes, et/ou volontaires, pour prendre le risque d'être à son compte, sans compter sur le parapluie de la stabilité d'un emploi.
Parmi eux, il faut citer tous les entrepreneurs culturels, les artistes, les auteurs, souvent intermittents du spectacle qui vivent du tourisme, des spectacles, et des lieux ou entreprises culturels, par ailleurs fermés durant cette crise.

Les artistes et acteurs culturels associatifs ou non, qui se sont retrouvés comme nous devant la préfecture, solidaires dès le premier jour des syndicalistes, sont soucieux du développement d'une action plus globale qui prend en compte les intérêts et la survie de toutes les composantes laborieuses de la société.
Les héritiers du mouvement qui s'est déclenché sont les jeunes antillais, composante essentielle pour le développement global, qui pour l'instant, sont englués dans le migan improbable du système éducatif et de l'insertion économique, et  ne sont probablement pas encore conscients complètement de cette alerte générale déclenchée par la grève de leurs parents qui doivent trouver les moyens de leur subsistance et de leur avenir.
L'alerte c'est aussi la révélation au grand jour de l'emprise des békés qui certes ne sont pas des esclavagistes à la lettre, mais profitent de la valeur accumulée par leurs ancêtres et qui leur a permis de vivre bien (!), à leurs enfants de grandir sans problèmes, à leurs entreprises d'investir grâce aux produits du capital reçu de leurs ancêtres pour cause de travail volé, de prospérer, de maintenir une économie dans l'économie, et de pouvoir investir y compris de déplacer des pans de cette économie en fonction de leurs intérêts dans le monopoly tropical..

Les manquements de l'histoire qui nous ont conduit à méconnaître notre identité culturelle, l'ignorer en nous aliénant face à la puissance coloniale, puis à la revendiquer progressivement, nous enseignent qu'il faut aller jusqu'au bout des revendications et demander que nous soient remis les moyens qui ont été soustraits à des générations par des possédants cupides et immoraux, sous le regard bienveillant de gouvernements successifs et complices.
On préfera peut-être dire moyens "réinjectés" (dans l'économie) compte tenu de la fuite permanente des capitaux des békés et autres castes possédantes des antilles. Ou plus radicalement, continuons le combat pour la réparation.
Mais on peut aussi désigner ceux que l'on doit accuser de "crime social" (car crime cela se juge), si "crime contre l'humanité" est jugé trop fort au regard des tragédies que connaissent des frères à travers la planète, à Gaza ou ailleurs.

Yv-Mari Séraline, 6 février 2009
 Notre album photo de ces évènements historiques

 

 

 

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