| Forum Social
Caribéen,
l' intitulé même montre que cette opération
initialement
prévue pour mai 2005, et qui sera réalisée
finalement en novembre
prochain, se situe dans la mouvance des actions nées du forum
social mondial (FSM), et porte principalement sur les questions
liées
au social, à la lutte contre le néolibéralisme,
la mondialisation, les risques économiques et sociaux qui
menacent la Caraïbe. Ce projet est la concrétisation PAR UN
COLLECTIF MARTINIQUAIS à l'invitation d 'ATTAC, d'une vague de
projets de Forum Caribéen, pensés au même moment
par des guadeloupéens, martiniquais, cubains,
vénézuéliens, et organisations transversales
comme l' APC.
L’ OMDAC (voir les
buts dans nos statuts) est particulièrement tournée
depuis sa création il y a 20 ans vers la dimension
caribéenne, nous
avons toujours exprimé la vision solidaire et mise en pratique
de la manière suivante :
-Participation à
des actions humanitaires concrètés vers Haïti et
la Dominique par exemple
-Signature d’une
convention culturelle avec le peuple Kalinago de la Caraïbe pour
améliorer la reconnaissance de cette communauté,
incluant des actions bénévoles jusqu’à
présent
de formation de jeunes
-Promotion d’artistes
caribéens
-Organisation de la
« 15zaine de la jeunesse Caribéenne »
dont la 4è édition se prépare (qui a permis la
présence en Martinique de plusieurs groupes originaire de
Saint-Lucie, Dominique, de Cuba, Haïti, Antigua, Anguilla.
-Intervention directe
dans des manifestations à Sainte Lucie, Dominique, St Kitts,etc...
Par ailleurs, la
dimension culturelle de l’ OMDAC est adossée à une
démarche qui met en valeur la promotion du jeune martiniquais,
caractérisée par une démarche d’insertion
sociale et même économique quand nous le pouvons. Elle
s'étend naturellement à la dimension caribéenne,
voire dans la diaspora antillo-guyanaise.
Enfin, tous les exemples
pris montrent que les bénévoles de l’ OMDAC,
indépendamment de leurs compétences professionnelles
connues, ont développé une expertise en communication,
organisation d’évènements et animation spécifique,
visibles par nos interventions aux Antilles, en Europe ou aux USA.
Pour toutes ces raisons,
nous avons répondu à l’appel lancé par
Attac-Martinique, qui a permis à des dizaines d’organisations
et d’associations de former un CIM, Comité d’Initiatives
Martiniquaises, pour préparer le FSC, représenté
légalement par une association déclarée à
la Préfecture.
En tant que membre
signataire et ayant par 2 fois cotisée financièrement, L'
OMDAC fait partie du secrétariat à l'organisation pour la
préparation du Forum Social Caribéen (FSC), prévu
en Martinique durant la troisième semaine de novembre 2005.
Yv-Mari
SERALINE représentant l' OMDAC, coordonne 2 des 12 groupes de
travail qui réfléchissent sur les dossiers en compagnie
de ceux qui le souhaitent, et remet des propositions qui doivent
être validées de toute façon par le CIM .
Les groupes (mais cela
peut changer) :
1)animation
et réalisation des cérémonies d'ouverture et de
clôture
2)communication
externe, et
anime avec d'autres le CAC (Comité des Arts et de la Culture)
Nicole
JACQUES-SERALINE fait partie de la commission transport,
hébergement.
D'autres
membres participeront aux groupes en fonction de leur
disponibilité.
Il est évident
que les objectifs du FSC centrent les thèmes sur la question
sociale, et la lutte anti-impérialiste, et que les syndicats
ou autres organismes de défense des intérêts des
citoyens sont concernés au premier chef.
L’ OMDAC n’ étant
ni un syndicat ni une ONG, contribue donc simplement aux thèmes
liés
à notre objet décrit plus haut, relatifs à la
dimension sociale de l’ artiste, à la question de
l’insertion des jeunes, au soutien aux peuples et communautés
qui rencontrent des difficultés, sachant que l’essentiel sera
animé
par les organisations à dominante sociale ou revendicatrice
d’un point de vue politique, même si les partis qui
défendent
les intérêts populaire ne sont pas officiellement
présents (charte des forums).
Cette implication nous a
conduit à être présents à l' ENSEMBLE des
réunions du processus, à intervenir de nombreuses fois
pour demander des correctifs au fonctionnement et à les
obtenir, malgré un certain nombre de résistances
quelques fois inexplicables.
L’ OMDAC participe
sans illusion à cette action, en étant engagé
dès le début par notre signature et notre participation
et nos engagements publics sont là pour participer à la
réalisation. Cependant , force est
de constater que le discours reçu par l’opinion publique
notamment à travers la presse a été jusqu’à
ce mois de
janvier encore éloigné de la réalité, cela
se comprend par les difficultés compréhensibles parce qu'
il faut respecter un processus pour obtenir à la fois des
informations sur les participations et sur les financements. Au
cours des prochaines semaines, cela s'améliorera certainement,
car les contacts progressent.
Aussi, il est de notre
devoir d’informer nos membres, sympathisants et le public qui suivent
nos activités, d’ expliquer la situation que nous vivons au sein
de cette structure de préparation grâce aux documents que
nous avons formellement présentés, et que tous puissent
se faire leur propre idée. Il est vrai que quelques participants
aux réunions ne souhaitent pas que les problèmes que j'
évoque arrivent aux oreilles de ceux qui ne participent pas
à la préparation, voire du public. Comment peut-on
considérer que la démarche de clarification et la
recherche de la transparence au sein de l'organisation peut
gêner le projet ? Il me semble au contraire qu'en parlant
clairement de toutes les hypothèses, en rejetant la dissmulation
et le mensonge, nous avons le maximum de chance de provoquer
l'intérêt de la population et de tous les
partenaires possibles pour une réalisation, je le
répète, qualitative et juste autant que possible.
Dire autre chose que les initiateurs, ou ne pas
se plier à leur vision, exprimer notre mécontentement ou
os interrogations légitimes, parler franchement (avec des
arguments précis) de la problématique de
réalisation, c'est être contre le FSC. Etonnant.
Nous en sommes
mêmes arrivés au point que notre démarche d'analyse
des objectifs
quantitatifs du projets FSC (la mémoire étant courte,
mais pas les
notes de réunion) visant avec d'autres à une position
plus réaliste
passant de 50.000 à 20.000 inviés,
avait été fortement combattue. Et que dans l'exercice de
notre libre
expression, malgré les tenants d'une pensée unique de
l'altermondialisme (qui est altermondialiste ???) , nous avons
essayé
de réfléchir la tenue d'une manifestation sur des
bases
variables,
calculant en fonction des budgets retenus quel serait notre audience
(10.000, 5.000, 2.000 participants) qui peut dire avant fin
février.
Tel était notre droit et même en tant que membre d'une
organisation
notre devoir. Et tant mieux si nous trouvons les moyens pour
réaliser
une GROSSE manifestation. Mais parlons aussi du contraire.
Ne pratiquant pas
la langue de bois, nous avons accroché certaines personnes qui
n'ont
pas réussi à faire la part des choses, et ont au
contraire renforcé
pendant un temps certaines pratiques qui ont entraîné de
grandes crispations.
Sans s'attarder sur l'extraordinaire
contradiction de la position de ces collègues, alors même
que le projet est sous-tendu par les principes fondamentaux de
démocratie, un rapide tour d'horizon montre que la grande
majorité des organisations ont partagé notre avis, et
cela s' est confirmé à chaque
réunion. Et les diatribes ou les protestations des 3 ou 4
personnes qui ont été gênés par cette
démarche et ont occupé avec conviction le terrain allant
jusqu'à dévier sans s'en rendre compte le sens de nos
propos, ou minimiser les résultats de nos interventions, n'ont
pas impressionné outre mesure les autres membres qui ont
largement montré qu'ils n'étaient pas dupes.
Cependant, il y a un temps pour tout, et les
arguments critiques de l' OMDAC intenses à un certain moment
pour obtenir des améliorations s'estompent logiquement
dès lors que des
résultats sont obtenus, et il est facile
de comprendre que cela ne sera pas nécessaire de les
prolonger justement pour ces raisons, même si nous savons que
tout n'est pas
réglé.
Comme nous l’avons dit
sans cesse depuis plus d'un an, l'idée d'une rencontre entre les
caribéens, est assez élevé pour que, tout en
regrettant particulièrement que des acteurs importants de la
Martinique ne soient
pas avec nous, nous fassions confiance au CIM (comité
martiniquais) mis en place pour aller de l’avant, sachant que le
mouvement se concrétise depuis décembre dernier au
niveau caribéen, puis à la structure internationale.
Au mois
de janvier 2005, les avancées de ce projet sont:
-Faisant
suite à un avis favorable des partenaires
caribéens au Forum des Amériques de juillet 2004 à
Quito, Equateur, puis à une réunion à Cuba en
décembre dernier, il est considéré que le Forum se
tiendra avant la mi-novembre 2005. Des représentants
d'organisation du CIM se rendent à Porto Alegre fin janvier pour
faire avancer le projet.
Restant vigilants, et avant ou après le
FSC, nous saurons rappeler notre
position de membre du CIM, espérant
en signant notre
participation la réalisation d'une rencontre de qualité.
Il faudra bien tirer
les leçons de ce rassemblement des organisations
martiniquaises représentatives TEL QUE CE FUT PRESENTE dans les
premiers documents qui nous ont été remis,
intégrées dans le grand mouverment des
délégations des pays de la caraïbes.
Par ailleurs, au strict plan des enseignements,
cette préparation étant d' ailleurs scrutée par
semble-t-il un chercheur qui travaille sur les forums, les membres et
sympathisants de l' OMDAC intéressés (seulement) pourront
avoir accès, non pas aux arguments pour ou contre les
méthodes de préparation d'une manifestation ponctuelle
fut-elle importante, mais au matériau que constitue mes
notes et observations et déclarations sur le processus de
réunion, les
mouvements d'opinion et les réseaux qui se font et se
défont, car il y a des enseignements extraordinaires à en
tirer pour ceux qui sont intéressés par ce genre de
problème.
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